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Une clôture géante pour protéger le parc national du Banco

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Face aux multiples agressions que subit le Parc national du Banco, les autorités ivoiriennes ont pris la ferme résolution de protéger le parc en érigeant une clôture. La ‘’grande muraille d’Abidjan’’ comme l’appelle déjà des riverains vise à protéger un écrin de biodiversité menacé par les activités humaines.

Vu du ciel à l’aide d’un drone, le Parc national du Banco, communément appelé forêt du banco, est une vaste étendue verte dans une jungle de béton que constitue la ville d’Abidjan, capitale économique ivoirienne.

Richesse naturelle

Dans un centre urbain en constante croissance, ce parc est considéré comme un absorbeur de carbone. Il capte à lui tout seul plus de 10 000 tonnes de gaz carbonique (CO2) par an, grâce au massif forestier qui le constitue, selon l’Office ivoirien des parcs et réserves (OIPR) dans une note d’information.

Lequel parc est composé de 600 hectares de forêt primaire avec un arboretum de plus de 800 espèces de plantes supérieures originaires des régions tropicales d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine. A cela, s’ajoutent 30 espèces végétales en voie de disparition en Afrique de l’Ouest. Sa riche flore et sa faune exceptionnelle en ont fait un parc urbain situé en bordure de l’autoroute du Nord. Classée deuxième au niveau mondial après celui de Rio de Janeiro (Parc national de Tijuca), cette richesse naturelle et atout touristique est malheureusement menacée par les activités humaines dont les coupes illégales de bois, le braconnage ainsi que l’urbanisation anarchique.

Etendu sur une superficie de 3.438 hectares, le parc national du Banco est à cheval entre quatre communes du District d’Abidjan que sont Yopougon, Adjamé, Attécoubé et Abobo. Créé en 1953, il fait partie des 17 Aires protégées prioritaires du réseau géré par l’OIPR. Considérée comme le poumon vert et le réservoir hydraulique de la capitale économique ivoirienne, cette richesse naturelle abrite des espèces de bois et d’animaux devenues rares. Parmi lesquelles l’acajou, le Dabema l’avodiré, le pangolin et une famille de chimpanzés.

Avantages du parc

Selon l’OIPR, cette végétation rend beaucoup de services écosystémiques à la ville d’Abidjan. Les avantages du parc sont multiples, à savoir la purification de l’air, un climat maitrisé, etc. « C’est un poumon vert qui permet d’absorber le dioxyde de carbone (CO2) émis notamment par les véhicules et les industries de la capitale économique du pays. C’est aussi une zone de récréation pour ceux qui veulent respirer l’air pur et être loin des tintamarres de l’agglomération d’Abidjan. C’est surtout conserver un milieu naturel pour les animaux qui y vivent tout en constituant un laboratoire à ciel ouvert pour les chercheurs universitaires. Ce parc avec sa riche biodiversité protège depuis la surface un réservoir hydraulique vital pour la capitale ivoirienne. L’eau puisée dans les profondeurs du sous-sol du parc alimente une grande partie de la ville d’Abidjan grâce à une installation de 32 forages autour. Ce qui permet d’approvisionner 40% les besoins des populations de Yopougon en eau potable », fait savoir toujours la note d’information.

Lire la suiste de l’article sur observateurcitoyen.net.

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